Enquêtes nutritionnelles

 Vous trouverez ci-après les résumés des résultats des enquêtes nutritionnelles nationales et internationales fournissant des informations sur les apports en nutriments et en énergie, sur la consommation alimentaire actuelle, ainsi que sur le mode de vie, les habitudes alimentaires et les risques de maladies liées à l’alimentation chez différents groupes de population.

 

Europe


 HELENA

Il semble de plus en plus certain que les facteurs de risque de maladies chroniques soient déterminés pendant l’enfance et l’adolescence. La relation entre le développement des maladies et le processus même de l’adolescence reste cependant une énigme. L’adolescence est une période de la vie décisive qui provoque de multiples changements physiologiques et psychologiques influant sur les besoins et les habitudes nutritionnels.

 

HELENA (Healthy Lifestyle in Europe by Nutrition in Adolescence) est un projet de recherche collaboratif européen. L’objectif premier de HELENA est d’obtenir des données fiables et comparables auprès de 3 500 adolescents européens (garçons et filles âgés de 12,5 à 17,5 ans) sur des questions nutritionnelles et sanitaires telles que les apports, les choix et les préférences alimentaires, la consommation de vitamines et de minéraux, l’activité et la condition physiques.

 

Le projet réunit 20 centres de recherches dans 10 pays européens : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Royaume-Uni et la Suède.

 

Les premiers résultats sont attendus pour 2009.

 

 

Références bibliographiques

De Henauw S. et al. Nutritional status and lifestyles of adolescents from a public health perspective. The HELENA Project—Healthy Lifestyle in Europe by Nutrition in Adolescence. J Public Health, 2007; 15:187–197.

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 EPIC

L’étude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (EPIC, European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) a été conçue pour examiner les relations entre l’alimentation, l’état nutritionnel, le mode de vie et les facteurs environnementaux, ainsi que l’incidence du cancer et d’autres maladies chroniques. Des données précises sur l’alimentation et le mode de vie, des mesures anthropométriques (comme le poids, la taille et la répartition des graisses) et des échantillons sanguins ont ainsi pu être obtenus.

 

Entre 1993 et 1999, l’étude EPIC a collecté des informations auprès de plus d’un demi-million de personnes (521 000) âgées de 20 ans et plus dans dix pays européens : le Danemark, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède. Les premiers résultats ont été présentés en 2001.

 

Résultats

  • L’hypothèse selon laquelle un régime riche en fibres réduirait le risque de cancer colorectal a été consolidée.
  • L’hypothèse selon laquelle la consommation de viande rouge et de charcuterie augmenterait le risque de cancer colorectal tandis que la consommation de poisson le réduirait, a été fortement étayée.
  • La consommation d’alcool, l’obésité et une activité physique restreinte accroissent également le risque de cancer colorectal.
  • La consommation de fruits et légumes n’est pas associée à un risque de cancer du sein et de la prostate.
  • Le surpoids et une activité physique réduite augmentent le risque de cancer du sein après la ménopause.

 

Il est prévu que les participants à l’étude soient suivis de manière à poursuivre l’examen du rôle de l’alimentation et du mode vie dans le développement du cancer et d’autres maladies chroniques.

 

 

Référence bibliographique

Riboli E., Lambert A. Nutrition and lifestyle : Opportunities for Cancer Prevention. IARC Sci. Publ. No.156. 2002.

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 Rapports sur la consommation de vitamine D de l’IOF

La carence en vitamine D a été mise en relation avec le développement de l’ostéoporose et les fractures de la hanche ainsi qu’avec d’autres troubles osseux et non-osseux. Outre la « carence sévère » (taux sériques de 25-hydroxyvitamine D inférieurs à 25 nanomoles/litre) et la « carence » (taux
sériques de 25-OH vitamine D inférieurs à 50 nmol/l), on recense également l’« insuffisance », une carence légère (entre 50 et 75 nmol/l) en vitamine D dont la définition exacte fait débat.

 

Un rapport de 2009 de la Fondation internationale contre l’ostéoporose (IOF, International Osteoporosis Foundation) montre que, quelle que soit la définition de l’insuffisance (seuil de 50 nmol/l ou 75 nmol/l), l’apport en vitamine D est indiscutablement inadéquat chez une grande partie de la population mondiale. L’article fournit une vue d’ensemble de l’apport en vitamine D dans différentes régions du monde et identifie les facteurs d’insuffisance fréquents et importants. Six régions du monde ont été examinées grâce à une revue de la littérature scientifique publiée : l’Amérique du Nord, l’Amérique latine, l’Asie, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, et l’Océanie.

 

Les résultats ont montré que, selon le taux sérique de 25-OH vitamine D requis (50 ou 75 nmol/l), la proportion de la population ayant une insuffisance en vitamine D est élevée ou très élevée dans la plupart des pays.

 

Les principaux facteurs de risque pour une insuffisance en vitamine D sont l’âge, le sexe féminin, les basses latitudes, l’hiver, une peau foncée, une exposition restreinte au soleil, les habitudes alimentaires et l’absence d’aliments courants enrichis en vitamine D. Parmi les autres facteurs, on recense l’urbanisation accrue qui implique que les personnes travaillent et vivent tendanciellement à l’intérieur, des pratiques culturelles conduisant à éviter le soleil et à se couvrir le corps. La gravité du problème au Moyen-Orient et dans le sud de l’Asie est due à une combinaison de plusieurs de ces facteurs.

 

Ces résultats indiquent qu’il convient de mettre en place des stratégies de prévention au niveau national, étant donné en particulier l’accroissement de la population âgée dans de nombreuses régions du monde. Des plans d’action nationaux devraient encourager une exposition sûre et limitée au soleil et un meilleur apport alimentaire en vitamine D, tout en prenant en considération les aliments enrichis.

 

Pour consulter les rapports de régions particulières, voir www.iofbonehealth.org/health-professionals/special-topics/vitamin-d-deficiency.html

 

 

Référence bibliographique

Mithal A. et al. on behalf of the IOF Committee of Scientific Advisors (CSA) Nutrition Working Group. Global vitamin D status and determinants of hypovitaminosis D. Osteoporosis International, 2009 (in press).

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